Le Ho'oponopono est une pratique hawaïenne traditionnelle de réconciliation et de restauration de l'harmonie.
La version moderne utilise souvent un mantra composé de quatre phrases :
L'Ermite Zen ne considère pas ce mantra comme une formule magique permettant de modifier directement la réalité extérieure.
Il l'utilise comme un outil de transformation intérieure :
Le principe :
Je ne contrôle pas tout ce qui m'arrive, mais je peux travailler sur la manière dont je réponds à ce qui m'arrive.
Le Ho'oponopono rejoint une idée fondamentale du stoïcisme :
Il existe des choses qui dépendent de nous et des choses qui ne dépendent pas de nous.
Ce qui dépend de nous :
Ce qui ne dépend pas entièrement de nous :
L'erreur fréquente consiste à utiliser toute son énergie à essayer de contrôler ce qui ne peut pas l'être.
L'Ermite Zen cherche plutôt à déplacer son énergie :
Moins lutter contre ce qui existe.
Davantage agir sur ce qui dépend réellement de moi.
Face à une difficulté, l'Ermite Zen peut se poser trois questions :
Exemples :
Alors j'agis.
Exemples :
Alors je fais ma part, sans chercher à tout maîtriser.
Exemples :
Alors je travaille sur mon acceptation et mon détachement.
Le Ho'oponopono intervient principalement dans cette troisième zone :
Non pas pour changer le passé.
Mais pour empêcher le passé de continuer à contrôler mon présent.
Le Ho'oponopono peut être adressé à son propre corps.
Nous avons parfois une relation conflictuelle avec lui :
On peut également s'adresser à une partie précise :
Exemple :
Mon corps, désolé de ne pas toujours avoir pris soin de toi.
Pardonne-moi d'avoir parfois été dur avec toi.
Merci de m'accompagner chaque jour.
Je t'aime.
Cela ne signifie pas que tout problème disparaît par la pensée.
Cela signifie :
Passer de la guerre contre son corps à une coopération avec lui.
Le Ho'oponopono peut être utilisé avec différentes parties de soi :
Au lieu de dire :
“Cette partie de moi est mauvaise.”
L'Ermite Zen cherche à comprendre :
“Quelle fonction essaie-t-elle de remplir ?”
Une émotion difficile n'est pas forcément un ennemi.
Elle peut être une information.
La sagesse consiste à écouter sans laisser cette émotion prendre seule les commandes.
Le Ho'oponopono peut aussi être adressé à une ancienne version de soi :
Exemple :
À mon ancien moi, désolé de ne pas avoir toujours su faire mieux.
Pardonne-moi pour les erreurs commises.
Merci d'avoir traversé ces épreuves.
Je t'aime.
Le but n'est pas de nier ses responsabilités.
C'est de comprendre que le passé ne peut pas être changé, mais que notre relation avec lui peut évoluer.
Le Ho'oponopono peut être utilisé envers :
Cette personne peut être :
Cela ne signifie pas :
Le pardon stoïcien et le Ho'oponopono ont un point commun :
Je ne contrôle pas l'autre personne. Je peux seulement choisir ce que je fais de cette expérience.
Une personne qui nous a blessé peut devenir un professeur involontaire.
Elle peut nous apprendre :
Dire :
“Merci pour la leçon”
ne signifie pas :
“Merci pour la souffrance.”
Cela signifie :
“Je refuse de laisser cette souffrance être inutile.”
Développer le discernement :
Apaiser les conflits intérieurs.
Transformer le jugement contre soi en compréhension.
Réduire le ressentiment et retrouver de l'espace mental.
Un outil minimaliste :
Quelques phrases. Quelques minutes. Une intention claire.
Récupérer l'énergie gaspillée dans les regrets, la colère ou les luttes impossibles.
Ho'oponopono n'est pas :
L'Ermite Zen garde une vision équilibrée :
La paix intérieure n'empêche pas l'action.
L'acceptation n'empêche pas le changement.
Le pardon n'empêche pas les limites.
Choisir une situation difficile.
Puis se demander :
1. Qu'est-ce qui dépend de moi ?
2. Qu'est-ce qui ne dépend pas de moi ?
3. Quelle énergie puis-je récupérer en acceptant ce que je ne contrôle pas ?
Puis répéter :
Désolé.
Pardonne-moi.
Merci.
Je t'aime.
Non pas pour changer le monde extérieur.
Mais pour retrouver une relation plus libre avec lui.
Le Ho'oponopono est un outil de réconciliation.
Le stoïcisme apprend à reconnaître les limites de notre contrôle.
Ensemble, ils enseignent une même idée :
Je ne suis pas responsable de tout ce qui arrive. Mais je suis responsable de la manière dont je choisis d'y répondre.