Outil : PDCA

Le PDCA est un outil d'amélioration continue.

Il permet de transformer une expérience en boucle d'apprentissage :

Planifier → Faire → Vérifier → Ajuster → Recommencer

Le PDCA, également appelé roue de Deming, est une méthode d'amélioration continue.

Son principe est simple : plutôt que de chercher immédiatement la méthode parfaite, on expérimente, on observe les résultats et on améliore progressivement sa manière de faire.

Les quatre étapes sont :

* P — Plan : planifier ; * D — Do : faire ; * C — Check : vérifier ; * A — Act : ajuster.

Une fois la quatrième étape terminée, une nouvelle boucle commence.

L'Ermite Zen cherche à progresser sans transformer chaque changement en révolution.

Le PDCA apporte une structure simple à cette philosophie.

Il permet de répondre à quatre questions :

* Que veux-je améliorer ? * Qu'est-ce que je vais essayer ? * Qu'est-ce que cela donne réellement ? * Qu'est-ce que je vais modifier maintenant ?

L'objectif n'est pas de réussir parfaitement du premier coup.

L'objectif est de rendre le prochain cycle légèrement meilleur que le précédent.

Je définis ce que je souhaite améliorer.

Je peux partir d'un problème, d'un besoin ou simplement d'une envie de progresser.

Exemples :

* améliorer mon sommeil ; * reprendre l'exercice physique ; * apprendre le japonais ; * mieux organiser mon travail ; * améliorer ma concentration ; * apprendre une nouvelle compétence ; * réduire une habitude qui ne me convient plus.

Puis je définis une première action réaliste.

Question :

«Qu'est-ce que je vais essayer ?

»

Je passe à l'action.

Pas besoin d'attendre que tout soit parfaitement préparé.

Je réalise l'expérience prévue pendant une période suffisamment longue pour obtenir quelques informations.

Exemple :

«« Pendant une semaine, je vais marcher 20 minutes après le repas du soir. »»

Ou :

«« Pendant une semaine, je vais faire 15 minutes de japonais chaque matin. »»

Le plan devient une expérience réelle.

J'observe les résultats.

Je ne cherche pas uniquement à savoir si j'ai réussi ou échoué.

Je cherche surtout à comprendre ce qui s'est passé.

Questions possibles :

* Est-ce que j'ai réellement fait ce que j'avais prévu ? * Est-ce que cela m'a été utile ? * Qu'est-ce qui a fonctionné ? * Qu'est-ce qui n'a pas fonctionné ? * Qu'est-ce qui m'a posé problème ? * Est-ce que la difficulté était adaptée ? * Qu'est-ce que j'ai appris ?

Un résultat inattendu est une information.

Je prends ce que j'ai appris et je modifie mon approche.

Je peux :

* continuer de la même manière ; * augmenter progressivement la difficulté ; * diminuer la difficulté ; * changer de méthode ; * changer de fréquence ; * modifier la durée ; * remplacer un outil ; * revoir mon objectif.

Puis je recommence un nouveau cycle.

Le japonais peut servir d'exemple concret.

Plan

«« Je veux améliorer ma compréhension orale. »»

Do

«« J'écoute 15 minutes de japonais chaque jour. »»

Check

«« Je comprends les phrases simples mais j'ai du mal lorsque les locuteurs parlent rapidement. »»

Act

«« Je vais continuer l'écoute quotidienne mais utiliser pendant quelque temps des contenus légèrement plus faciles. »»

Puis une nouvelle boucle commence.

Le même principe peut être appliqué à n'importe quelle langue ou compétence.

Plan

«« Je veux retrouver une activité physique régulière. »»

Do

«« Je fais 10 minutes d'exercice trois fois cette semaine. »»

Check

«« Les séances sont faciles à intégrer mais certains exercices sont trop difficiles. »»

Act

«« Je conserve la fréquence mais je réduis la difficulté de certains exercices. »»

Le but n'est pas de suivre aveuglément le programme initial.

Le programme s'adapte aux informations récoltées.

Le PDCA est particulièrement compatible avec le kaizen.

Le kaizen fournit la philosophie :

«Améliorer progressivement.»

Le PDCA fournit une structure pratique :

«Planifier → Faire → Vérifier → Ajuster.»

On peut donc voir le PDCA comme une manière de mettre le kaizen en pratique.

Le PDCA peut également servir à faire évoluer la routine Ermite Zen.

Une routine n'a pas besoin d'être parfaite dès le départ.

Elle peut être considérée comme une expérience.

Par exemple :

Plan

«« Je veux intégrer davantage de mobilité dans ma journée. »»

Do

«« Je fais cinq minutes de mobilité chaque matin. »»

Check

«« Cinq minutes sont faciles à maintenir mais certains mouvements me conviennent mal. »»

Act

«« Je conserve les cinq minutes et je remplace les mouvements qui ne me conviennent pas. »»

La routine évolue ainsi avec l'expérience.

Le PDCA permet également de sortir d'une logique de réussite ou d'échec.

Une semaine où je n'ai pas suivi mon plan n'est pas nécessairement une semaine perdue.

Elle peut m'apprendre quelque chose.

Peut-être que :

* l'objectif était trop ambitieux ; * le moment choisi était mauvais ; * la durée était trop longue ; * l'activité ne me motivait pas ; * mon environnement créait trop de friction ; * ma routine était trop compliquée.

Au lieu de conclure :

«« Je suis incapable d'être régulier. »»

Je peux me demander :

«« Qu'est-ce que cette expérience m'apprend sur la manière dont je fonctionne ? »»

C'est une différence importante.

Le PDCA ne sert donc pas uniquement à améliorer une tâche.

Il peut également servir à mieux se connaître.

À force de répéter les cycles, je découvre :

* ce qui me motive ; * ce qui me fatigue ; * les moments où je suis le plus efficace ; * les difficultés récurrentes ; * les conditions qui favorisent ma réussite ; * les méthodes qui me correspondent réellement.

La progression devient alors également une forme d'introspection.

Pas besoin de tenir un journal complexe.

Une boucle PDCA peut tenir en quatre lignes :

PLAN :
Qu'est-ce que je veux améliorer ?DO :
Qu'est-ce que je vais essayer ?

CHECK :
Qu'est-ce que j'ai appris ?

ACT :
Qu'est-ce que je change pour la prochaine fois ?

Cela suffit pour commencer.

Ne cherche pas la méthode parfaite.

Construis-la progressivement.

Le PDCA transforme chaque tentative en expérience.

Chaque expérience produit des informations.

Chaque information permet un ajustement.

Chaque ajustement crée un nouveau point de départ.

C'est une boucle, pas une ligne droite.

Objectif :

«Qu'est-ce que je veux améliorer ?»

Plan :

«Quelle action vais-je tester ?»

Faire :

«Je réalise l'expérience.»

Vérifier :

«Qu'est-ce qui fonctionne ? Qu'est-ce qui bloque ?»

Ajuster :

«Que vais-je modifier ?»

Nouveau cycle :

«Je recommence avec les informations récoltées.»

Merci pour votre soutien ! 🌸