Le plein air : retrouver le monde vivant

L'être humain passe aujourd'hui une grande partie de son temps à l'intérieur :

  • à la maison ;
  • au travail ;
  • dans les transports ;
  • devant des écrans.

Pourtant, notre espèce a évolué pendant des centaines de milliers d'années au contact de la nature.

Le plein air n'est donc pas seulement un lieu où l'on pratique une activité.

C'est notre environnement d'origine.

Prendre l'air régulièrement, même quelques minutes, permet de renouer avec cet équilibre naturel.

À l'extérieur, nous retrouvons ce que les bâtiments filtrent souvent :

  • la lumière du jour ;
  • le vent ;
  • les variations de température ;
  • les odeurs ;
  • les sons de la nature ;
  • le cycle des saisons.

Ces éléments participent à notre équilibre biologique.

Ils nous rappellent aussi que nous faisons partie du monde vivant.

Sortir régulièrement est associé à de nombreux bénéfices.

Une exposition raisonnable au soleil favorise la production de vitamine D grâce aux rayons UVB.

La lumière naturelle aide également à synchroniser notre horloge biologique et favorise un sommeil de meilleure qualité.

Le contact avec la nature et l'activité physique sont également associés à :

  • une diminution du stress ;
  • une amélioration de l'humeur ;
  • un meilleur bien-être général.

Même une courte promenade peut déjà être bénéfique.

Le plein air possède un autre avantage.

Il transforme le monde en immense terrain d'exploration.

Un chemin invite à marcher.

Une côte invite à grimper.

Un rocher devient un siège.

Un tronc devient un exercice d'équilibre.

Une branche solide permet de se suspendre quelques secondes.

Une barre devient un support pour quelques tractions.

Des escaliers offrent une multitude de façons de travailler son corps.

Le monde cesse d'être un simple décor.

Il devient un partenaire.

Dehors, il devient plus facile de bouger sans même y penser.

On marche un peu plus loin.

On choisit les escaliers.

On prend le vélo.

On explore un nouveau sentier.

On jardine.

On bricole.

On joue avec ses enfants.

L'activité physique ne devient plus une obligation.

Elle redevient une conséquence naturelle de la vie.

Cette vision rejoint le concept de NEAT (*Non-Exercise Activity Thermogenesis*).

Il s'agit de toute l'énergie dépensée en dehors du sport organisé.

L'Ermite Zen va un peu plus loin.

Il invite à transformer certains gestes du quotidien en petits défis adaptés à chacun.

Par exemple :

  • courir pour aller chercher le pain ;
  • marcher plutôt que prendre systématiquement la voiture ;
  • choisir volontairement les escaliers ;
  • varier les façons de monter ou descendre les marches (voir L'outil : l'escalier) ;
  • pratiquer quelques mouvements inspirés du parkour ou du freerunning, adaptés à son niveau et en toute sécurité, pour franchir un obstacle ou suivre le chemin le plus direct ;
  • profiter d'une branche solide, d'une barre ou d'un anneau pour se suspendre quelques secondes ;
  • marcher sur une bordure pour travailler son équilibre.

L'objectif n'est pas la performance.

C'est de retrouver le plaisir du mouvement.

Le monde devient un terrain de jeu.

Chaque déplacement peut devenir une occasion d'apprendre.

Chaque obstacle peut devenir un exercice.

Chaque saison possède quelque chose à nous apprendre.

Le printemps invite au renouveau.

L'été développe l'énergie.

L'automne apprend le changement.

L'hiver enseigne la patience et l'adaptation.

L'Ermite Zen ne recherche pas des conditions parfaites.

Il apprend progressivement à vivre avec le monde tel qu'il est.

Cette philosophie rejoint celle de Georges Hébert.

Pour lui, la condition physique devait servir la vie réelle.

Être capable de :

  • marcher ;
  • courir ;
  • sauter ;
  • grimper ;
  • ramper ;
  • porter ;
  • lancer ;
  • nager ;
  • aider les autres.

La force n'est pas un objectif esthétique.

Elle est un moyen de gagner en autonomie et d'être utile.

Comme dans Heidi, la montagne symbolise un retour vers une vie plus simple.

La nature offre :

  • de l'espace ;
  • de la lumière ;
  • du silence ;
  • du mouvement ;
  • un rythme plus proche de celui du vivant.

Elle rappelle que l'être humain n'est pas seulement un esprit derrière un écran.

Il est aussi un être vivant qui a besoin de nature.

Le plein air nourrit le corps.

Il apaise l'esprit.

Et il transforme le monde en un immense terrain de jeu où chaque journée offre une nouvelle occasion de bouger, d'explorer et de progresser.

Merci pour votre soutien ! 🌸