Inspiration : Florebo quocumque ferar

Florebo quocumque ferar est une expression latine qui signifie :

« Je fleurirai partout où je serai porté. »

Cette phrase représente une philosophie de vie basée sur :

  • l'adaptation ;
  • la résilience ;
  • la capacité à grandir malgré les circonstances ;
  • la transformation des contraintes en opportunités.

Elle rappelle une idée essentielle :

Nous ne choisissons pas toujours le vent qui nous emporte, mais nous pouvons choisir comment nous allons pousser.

La métaphore vient de la plante.

Une graine peut être :

  • transportée par le vent ;
  • déplacée par un animal ;
  • emportée par l'eau ;
  • plantée dans un environnement inattendu.

Elle ne choisit pas toujours son terrain.

Pourtant, si les conditions sont réunies, elle peut :

  • prendre racine ;
  • s'adapter ;
  • grandir ;
  • fleurir.

La plante ne nie pas son environnement.

Elle compose avec lui.

Avant de devenir une devise associée à La Réunion, Florebo quocumque ferar est liée à l'histoire maritime française.

Elle fut utilisée comme devise par la Compagnie française des Indes orientales, créée en 1664 sous Louis XIV.

Cette compagnie avait pour objectif de développer les échanges commerciaux avec l'Asie et les territoires lointains.

La phrase correspondait parfaitement à son symbole :

Des navires partaient vers d'autres continents, transportant :

  • des marchandises ;
  • des hommes ;
  • des connaissances ;
  • des plantes.

Comme une graine portée par le vent, les échanges voyageaient d'un monde à l'autre.

Aujourd'hui, Florebo quocumque ferar est la devise de l'île de La Réunion.

Elle prend alors une dimension identitaire.

L'île est un territoire marqué par des arrivées successives :

  • populations européennes ;
  • populations africaines ;
  • populations malgaches ;
  • populations indiennes ;
  • populations chinoises ;
  • autres influences culturelles.

La Réunion peut ainsi être comparée à un jardin composé de nombreuses espèces.

Chaque culture apporte ses racines, ses traditions et ses savoir-faire.

La devise devient alors :

“Venir d'ailleurs, s'enraciner ici et créer quelque chose de nouveau.”

Une belle métaphore ne doit pas faire oublier la réalité historique.

Les déplacements humains ne sont pas toujours des voyages volontaires.

L'histoire des empires coloniaux rappelle que les circulations entre continents ont aussi été liées à :

  • la domination ;
  • l'exploitation économique ;
  • l'esclavage ;
  • les inégalités de pouvoir.

Une plante déplacée peut fleurir dans un nouveau sol.

Mais il faut aussi se demander :

  • Qui a choisi le déplacement ?
  • Qui a profité du voyage ?
  • Qui l'a subi ?
  • Quelles traces ce déplacement a-t-il laissées ?

La résilience est une force.

Mais elle ne doit pas servir à effacer les injustices du passé.

Au-delà de son histoire, cette devise possède une portée personnelle.

Nous ne choisissons pas toujours :

  • notre naissance ;
  • notre époque ;
  • notre environnement ;
  • les événements qui nous arrivent.

Mais nous pouvons agir sur :

  • notre manière de réagir ;
  • notre apprentissage ;
  • nos choix ;
  • notre capacité d'évolution.

La question devient alors :

Que vais-je faire de ce qui m'arrive ?

Les stoïciens distinguaient :

  • nos pensées ;
  • nos actions ;
  • notre attitude ;
  • nos choix.
  • le passé ;
  • les événements extérieurs ;
  • les décisions des autres ;
  • les changements du monde.

Florebo quocumque ferar rejoint cette idée :

Je ne contrôle pas toujours le terrain.

Mais je peux cultiver mes racines.

Le zen rappelle que tout est changement.

Vouloir que le monde reste exactement comme nous le souhaitons crée de la souffrance.

La sagesse consiste à :

  • observer la réalité ;
  • accepter le changement ;
  • agir avec ce qui existe ;
  • rester fidèle à son essence.

Comme le bambou :

  • il plie avec le vent ;
  • il ne casse pas ;
  • il continue de grandir.

Cette devise rejoint l'amélioration continue.

Il n'est pas nécessaire d'attendre :

  • le moment parfait ;
  • les conditions idéales ;
  • un environnement sans difficulté.

On peut progresser partout.

Chaque situation peut devenir un terrain d'apprentissage.

Même un sol pauvre peut produire une plante résistante.

L'Ermite Zen n'est pas quelqu'un qui fuit le monde.

C'est quelqu'un qui apprend à rester lui-même dans un monde changeant.

Comme une plante sauvage :

  • elle utilise les ressources disponibles ;
  • elle cherche la lumière ;
  • elle développe ses racines ;
  • elle trouve son équilibre.

L'objectif n'est pas de contrôler tout son environnement.

L'objectif est de développer une solidité intérieure.

Une interprétation simpliste pourrait être :

“Il faut accepter tout ce qui arrive.”

Ce n'est pas le sens profond de la devise.

Une plante cherche aussi de meilleures conditions.

Elle peut :

  • pousser ailleurs ;
  • envoyer ses graines plus loin ;
  • changer de direction vers la lumière.

S'adapter ne signifie pas subir.

La véritable adaptation consiste à trouver la meilleure réponse possible face à la réalité.

Au lieu de demander uniquement :

“Pourquoi cela m'arrive ?”

On peut aussi demander :

“Qu'est-ce que je peux construire avec cette nouvelle situation ?”

Une erreur peut devenir :

  • une expérience ;
  • une information ;
  • une occasion d'apprendre.

Les limites peuvent stimuler :

  • la créativité ;
  • l'ingéniosité ;
  • la simplicité.

Florebo quocumque ferar

Je fleurirai partout où je serai porté.

Cette devise relie :

  • l'histoire des voyages ;
  • la mémoire de La Réunion ;
  • la puissance du vivant ;
  • la philosophie de l'adaptation.

Elle rappelle une vérité simple :

Nous ne choisissons pas toujours le terrain où la vie nous dépose. Mais nous pouvons apprendre à y planter nos racines et à y faire fleurir quelque chose.

Merci pour votre soutien ! 🌸