Un p'tit truc en plus : changer le regard sur la différence

La différence n'est pas un manque. C'est une autre manière d'être humain.

===== Le film =====

Un p'tit truc en plus est un film réalisé par Artus qui a rencontré un immense succès populaire au cinéma.

Je suis allé voir ce film pour deux raisons :

* le plaisir de découvrir une comédie ; * l'envie de soutenir une œuvre dont le message correspond à mes valeurs.

Aller voir un film n'est pas seulement un divertissement. C'est aussi un acte de soutien.

Chaque billet acheté participe à donner de la visibilité à une œuvre, à encourager certains choix artistiques et à faire exister certains messages dans l'espace public.

À mon échelle, ce fut donc une petite forme d'action directe : plutôt que seulement dire que ce type de projet mérite d'exister, j'ai contribué concrètement à son succès.

Il existe déjà des œuvres qui parlent du handicap comme :

* Le Huitième Jour ; * Forrest Gump ; * Intouchables ; * certaines séries comme Toulouse-Lautrec.

Mais Un p'tit truc en plus apporte une approche différente.

Le film ne présente pas les personnes handicapées uniquement comme des personnes à aider.

Il ne cherche pas seulement à provoquer de la compassion.

Il montre avant tout des personnes avec :

* leur personnalité ; * leurs qualités ; * leurs défauts ; * leurs envies ; * leur humour ; * leur humanité.

Le handicap existe, mais il ne résume pas la personne.

«Pour échapper à la police, un fils et son père en cavale sont contraints de trouver refuge dans une colonie de vacances pour jeunes adultes en situation de handicap, se faisant passer pour un pensionnaire et son éducateur spécialisé. Le début des ennuis et d'une formidable expérience humaine qui va les changer à jamais.»

Le point intéressant est que le personnage principal n'est pas présenté comme un héros venant sauver des personnes handicapées.

Au contraire, il commence avec ses propres défauts, ses propres intérêts et ses propres préjugés.

C'est lui qui va être transformé par cette rencontre.

L'un des grands mérites du film est de montrer que les difficultés rencontrées par les personnes handicapées viennent souvent moins de leur différence que du regard de la société.

Le problème n'est pas seulement :

«“Comment aider les personnes différentes ?”»

Mais aussi :

«“Comment apprendre à mieux vivre ensemble ?”»

Une société inclusive n'est pas une société où tout le monde devient identique.

C'est une société capable d'accueillir des personnes différentes.

Le premier obstacle est souvent notre propre ignorance.

Nous avons tendance à juger ce que nous connaissons mal.

Rencontrer la différence permet d'élargir notre compréhension du monde.

L'ouverture d'esprit n'est pas seulement accepter que les autres existent.

C'est accepter que notre propre vision du monde est incomplète.

Beaucoup de souffrances viennent du regard extérieur.

Être différent devient difficile lorsque la société considère la différence comme un défaut.

L'objectif n'est pas de nier les difficultés réelles, mais de ne pas réduire une personne à celles-ci.

Une société juste ne se mesure pas seulement à la manière dont elle traite les plus forts.

Elle se mesure aussi à la place qu'elle donne aux personnes plus vulnérables.

Changer la société ne demande pas toujours de grandes actions.

Cela peut commencer par :

* regarder autrement ; * écouter davantage ; * inclure plutôt qu'exclure ; * soutenir des projets porteurs de sens.

Il est facile d'avoir des opinions.

Il est plus intéressant de transformer ses valeurs en actes.

Dans mon cas, aller voir ce film était une petite action concrète.

Elle ne changera évidemment pas le monde à elle seule.

Mais les changements collectifs sont souvent la somme de milliers de petites décisions individuelles.

Acheter un billet, parler du film, encourager sa diffusion : ce sont de petites graines qui peuvent faire évoluer les mentalités.

Comme dans le Kaizen :

Une petite amélioration répétée par beaucoup de personnes finit par créer une grande transformation.

Cette œuvre peut aussi résonner avec les personnes neuroatypiques.

Même si handicap et neurodivergence ne sont pas identiques, il existe un point commun :

la difficulté de vivre dans un monde souvent conçu pour une norme majoritaire.

La question n'est pas seulement :

«“Comment rendre les personnes différentes plus adaptées au monde ?”»

Mais aussi :

«“Comment rendre le monde plus capable d'accueillir différentes façons d'être humain ?”»

🟢 Ce qui m'inspire

* La représentation sans misérabilisme. * L'humour comme moyen de créer du lien. * L'idée que chacun peut apprendre de la différence. * Le pouvoir des rencontres humaines.

🔴 Ce que le film combat

* Les préjugés. * La peur de ce qui est différent. * La réduction d'une personne à une caractéristique.

Nous avons tous un « petit truc en plus ».

Une particularité.

Une différence.

Une manière unique de voir le monde.

La véritable inclusion ne consiste pas à faire disparaître les différences.

Elle consiste à reconnaître la valeur des personnes qui les portent.

Changer le regard est déjà une forme d'action.

Merci pour votre soutien ! 🌸